Pourquoi des entrepreneurs compétents sous-facturent (chiffres à l’appui)
Tu livres. Tes clients sont satisfaits. Ton activité tourne.
Et pourtant, dès qu’on regarde les chiffres nets, la rentabilité reste fragile. Ce décalage n’est pas une impression : il est documenté.
Une étude YouGov relayée par Capital et Management indique que 62% des managers français se déclarent victimes du syndrome de l’imposteur, avec une surreprésentation des femmes et des plus jeunes. Hiscox montre en parallèle que près de 80% des auto‑entrepreneurs sous‑facturent, par peur de perdre des clients, manque de repères tarifaires et oubli des coûts réels. Résultat : un chiffre d’affaires parfois correct, mais des marges trop faibles pour sécuriser la croissance, investir ou simplement se payer correctement.
En Bretagne, des enquêtes auprès de dirigeants montrent que la surcharge mentale et la fatigue décisionnelle touchent une majorité de PME, même quand l’expertise et le business sont là. À l’échelle nationale, l’Institut Choiseul souligne que 75% des dirigeants ressentent du stress chaque semaine, avec un impact direct sur la qualité des arbitrages stratégiques. Si tu te reconnais dans ce tableau et que tu n’as jamais recalculé ton TJM, alors le problème n’est pas ton marché : c’est ton pilotage.
Stress élevé + syndrome de l’imposteur + flou tarifaire = conditions parfaites pour une sous‑facturation chronique.
Syndrome de l’imposteur entrepreneurial : ce qui se joue vraiment
Chez l’entrepreneur, le syndrome de l’imposteur n’est pas un vague manque de confiance. Il se traduit par des comportements business mesurables : minimisation des résultats, difficulté à assumer des tarifs alignés, peur d’être « démasqué », sur‑délivrance pour « mériter » le prix facturé. Les études montrent surtout qu’il touche en priorité les profils compétents et exposés, pas les débutants invisibles.
Conséquences directes :
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missions acceptées sous le seuil de rentabilité,
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heures non facturées qui s’accumulent,
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posture d’exécutant alors que ton rôle réel est stratégique.
Ce n’est pas un défaut personnel. C’est un problème de pilotage mental du business : tant que tes croyances prennent le dessus sur les chiffres, tu continues à organiser ta propre sous‑facturation.
Avant le mindset : calculer ton TJM réel (charges + marge)
Tant que ton TJM minimum viable n’est pas calculé, parler de « valeur » reste du discours. La plupart des indépendants oublient le temps non facturable, les charges sociales réelles, les outils, assurances, imprévus, et la nécessité d’une marge pour absorber les risques et financer la croissance.
Base sérieuse de calcul :
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charges annuelles complètes ;
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revenu net cible réaliste ;
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jours facturables crédibles (souvent 120 à 180/an, pas 220).
TJM minimum = (charges annuelles + revenu net cible) ÷ jours facturables
+ au minimum 30 % de marge
Sans ces trois chiffres, tu n’as pas un business model, tu as juste une activité qui s’épuise. Tu peux travailler ton mindset autant que tu veux : si ta base de calcul est bancale, tu organises ta propre sous‑facturation année après année.
Le test « tarif x2 » : un diagnostic de plafond mental
Ce test n’est pas un slogan, c’est un scanner. Tu multiplies ton tarif actuel par deux et tu observes, sans filtre :
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« Personne ne paiera ça » → projection sans aucune donnée marché ;
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« Je n’ai pas assez de preuves » → problème de visibilité et de cas clients, pas de compétence ;
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« Je vais perdre mes clients » → portefeuille mal positionné, dépendance à des clients sous‑payants.
Ce test ne dit pas d’augmenter brutalement. Il montre où ton thermostat de légitimité plafonne tes décisions, alors que les chiffres (TJM réel, coûts, marge) indiquent souvent qu’une hausse progressive est économiquement viable si tu cesses de négocier avec ta peur. Sans chiffres, ce n’est pas ton business qui décide. C’est ton anxiété.
Ce que change concrètement un réalignement tarifaire
Même charge de travail. Même nombre de jours facturés. Seul le tarif change.
Exemple type : un passage de 400 € à 600 € de TJM, à 150 jours facturables par an, fait passer le chiffre d’affaires de 60 000 € à 90 000 €, sans travailler plus. Avec 30 000 € de charges constantes, le résultat brut double, de 30 000 € à 60 000 €.
Chaque année où tu refuses cette hausse alors que tes chiffres la rendent possible, tu laisses 30 000 € sur la table. Volontairement. À ce stade, refuser d’ajuster ses prix n’est plus un problème économique, c’est un blocage mental décisionnel.
Où un coach mental pour entrepreneur crée un vrai levier
Un coach mental pour entrepreneur sérieux n’est pas là pour te rassurer, mais pour te rendre lucide. Son rôle : identifier tes schémas d’auto‑sabotage, t’aider à trancher là où tu tergiverses, et réaligner tes décisions avec ta valeur réelle plutôt qu’avec ta peur.
Des approches comme celles développées par BreizhBoost s’appuient sur la dépolarisation mentale pour réduire la surcharge émotionnelle, clarifier la prise de décision et renforcer le leadership des dirigeants. Un accompagnement utile se mesure à des changements tangibles : tarifs annoncés sans justification, refus assumés, offres premium cohérentes, posture de partenaire stratégique plutôt que d’exécutant.
Si, après plusieurs mois de coaching, tes prix, ton tri clients et tes offres n’ont pas changé, ce n’est pas un investissement, c’est un coût. Sans décisions, ton coaching ne sert à rien.
À retenir (et à appliquer)
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Le syndrome de l’imposteur touche surtout les profils compétents et exposés, pas les imposteurs réels.
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La sous‑facturation est à la fois mentale et structurelle : croyances + absence de calculs sérieux.
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Le TJM réel (charges + revenu cible + marge) est un prérequis, pas une option.
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Un coach mental pour entrepreneur n’a de valeur que s’il modifie tes décisions business, pas seulement ton ressenti.
Prochaine étape : tu calcules ton TJM réel, tu listes les clients sous ce seuil, tu testes un tarif plus aligné sur un prochain devis et tu observes ce que ça déclenche. Le syndrome de l’imposteur ne recule pas quand tu te rassures.
Il recule quand tu arrêtes de négocier avec les chiffres et que tu assumes enfin les décisions qu’ils imposent.
Et si le vrai blocage n’était pas vos chiffres,
mais ce qu’ils réveillent ?
Si cet article vous a parlé, ce n’est probablement pas parce que vous manquez
de méthodes, de compétences ou d’expérience.
Vous savez déjà ce que vous devriez faire :
assumer vos tarifs, poser des limites, prendre certaines décisions.
Mon travail n’est pas de calculer vos prix à votre place.
Il est de vous aider à comprendre pourquoi vous n’osez pas appliquer
ce que vous savez déjà être juste et à sortir durablement
du syndrome de l’imposteur qui pilote vos choix.
Coaching mental pour entrepreneurs et dirigeants.
Pas de conseil financier. Pas de recettes toutes faites.
Un travail sur la posture, la légitimité et les décisions.
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